Vendre sa société : cabinets de cession, honoraires, acquéreurs et étapes
Confidentiel, sans engagement, aucune coordonnée transmise sans votre accord.
Être mis en relation avec le bon cabinet
En résumé : un cabinet de cession prépare la vente des titres d'une société, approche les acquéreurs sous confidentialité, organise la concurrence entre les offres et négocie jusqu'à la signature. Il facture un forfait de départ puis une commission de succès de 2 à 5 % du prix. Comptez six à douze mois, et deux ans de préparation avant pour effacer les décotes classiques : dépendance au dirigeant, comptes mal retraités, client trop important. Les salariés des entreprises de moins de 250 personnes doivent être informés deux mois avant la vente.
Vendre les titres ou vendre le fonds : la première décision
Une société s'exploite derrière une personne morale : vendre, c'est céder ses actions ou ses parts, avec tout ce qu'elle contient, contrats, salariés, dettes et litiges. C'est la cession de titres, celle dont traite cette page. L'autre voie est de ne vendre que l'activité, le fonds de commerce, en gardant la société : elle convient aux commerces et aux petites structures, et nous la détaillons sur vendre son fonds de commerce. La différence est fiscale pour le vendeur, qui encaisse personnellement le prix de ses titres mais laisse le prix du fonds dans sa société, et juridique pour l'acheteur, qui reprend le passé de la société dans un cas et pas dans l'autre. D'où, pour une cession de titres, les audits et la garantie d'actif et de passif.
Vendre sa société avec un cabinet de cession, étape par étape
Le cabinet commence par une valorisation et un diagnostic : ce que vaut la société, ce qui la décote, ce qu'un acheteur demandera. Il rédige ensuite le mémorandum d'information, le document qui présente l'entreprise sans la nommer dans sa version courte, puis en détail sous accord de confidentialité. Il établit la liste des acquéreurs possibles, les approche, recueille les marques d'intérêt, organise les rendez-vous et les visites, puis les offres indicatives. Vient la lettre d'intention de l'acquéreur retenu, qui fixe le prix et les conditions, suivie des audits financier, juridique, social et fiscal, de la négociation du protocole de cession et de la garantie d'actif et de passif, et enfin de la signature et du paiement. À chaque étape, le cabinet protège la confidentialité, tient le calendrier et garde plusieurs candidats en lice le plus longtemps possible : c'est la concurrence entre acquéreurs qui fait le prix.
| Étape | Durée habituelle | Qui intervient |
|---|---|---|
| Valorisation, diagnostic, mémorandum | 1 à 2 mois | Cabinet, expert-comptable |
| Approche des acquéreurs, offres indicatives | 2 à 3 mois | Cabinet |
| Lettre d'intention, exclusivité | 2 à 4 semaines | Cabinet, avocat |
| Audits de l'acquéreur | 1 à 2 mois | Conseils de l'acquéreur, expert-comptable du vendeur |
| Protocole, garantie d'actif et de passif, financement | 1 à 2 mois | Avocats, banques |
| Signature et paiement | 1 jour, parfois en deux temps | Tous |
Honoraires : forfait de départ et commission de succès
La rémunération d'un cabinet de cession a deux composantes. Le forfait de départ, ou retainer, couvre le travail certain, valorisation et dossier : quelques milliers d'euros pour une petite PME, quelques dizaines de milliers pour une société de plusieurs millions de chiffre d'affaires, et il est souvent déduit des honoraires finaux. La commission de succès, ou success fee, n'est due qu'à la signature : 2 à 5 % du prix de cession selon les cabinets et la taille de l'opération, dégressive par tranches, parfois avec un minimum garanti. Certains cabinets ne facturent qu'au succès, d'autres facturent au temps passé : demandez la grille écrite, le minimum, les frais refacturés et la durée de l'exclusivité avant de signer. Notre article sur les honoraires d'un cabinet de cession donne des exemples chiffrés.
Qui achète les PME françaises
D'après l'étude Bpifrance Le Lab de novembre 2025 sur la transmission, 71 % des reprises se font par rachat de titres, et un tiers des repreneurs sont extérieurs à l'entreprise et à la famille. Ces acquéreurs extérieurs se répartissent en trois familles. Les industriels, concurrents ou groupes en croissance externe, paient une entreprise qui complète leur offre ou leur territoire et sont souvent les mieux-disants. Les fonds d'investissement achètent la rentabilité, en LBO, à partir de quelques centaines de milliers d'euros d'EBE. Les repreneurs personnes physiques, cadres en reconversion ou entrepreneurs, financent l'achat par emprunt et achètent les PME valorisées 1 à 3 M€. Le cabinet sait qui est actif dans votre secteur, et c'est ce carnet d'adresses qui justifie sa commission. Pour une vente à vos enfants ou à vos salariés, la logique est différente : voir transmettre son entreprise.
Deux ans avant : ce qui fait monter le prix
Les décotes sont toujours les mêmes. Une société qui dépend de son dirigeant pour ses clients ou sa technique ; un client qui pèse plus d'un tiers du chiffre d'affaires ; des comptes où se mêlent charges personnelles et professionnelles ; un immobilier logé dans la société ; des contrats non transférables ; un litige en cours. Chacune se corrige en douze à vingt-quatre mois : nommer un second, diversifier, retraiter et documenter l'EBE, sortir les murs dans une société civile, formaliser les contrats, solder les litiges. Une valorisation faite tôt sert de feuille de route. Les dirigeants qui vendent vite et bien sont ceux qui ont fait ce travail avant d'appeler un cabinet ; ceux qui vendent dans l'urgence, pour la retraite ou la santé, acceptent des décotes que notre article sur la vente rapide sans brader aide à limiter.
Les obligations à ne pas oublier
Dans une entreprise de moins de 250 salariés, chaque salarié doit être informé au moins deux mois avant la cession de plus de 50 % des parts ou actions, pour pouvoir présenter une offre (code de commerce, articles L23-10-1 et suivants) ; l'amende peut atteindre 2 % du prix. Le cabinet et l'avocat organisent cette information sans compromettre la confidentialité vis-à-vis des clients. La fiscalité de la plus-value se prépare avant la signature, pas après : prélèvement forfaitaire ou barème avec abattements, abattement fixe pour le dirigeant de PME qui part à la retraite, report d'imposition en cas d'apport à une holding. Notre article sur la vente avant la retraite détaille les règles. Enfin, la différence entre une SAS et une SARL compte dans la cession : droits d'enregistrement, agrément des associés, formalités ; voir vendre une SAS ou une SARL.
Trouver un cabinet de cession près de chez vous
Les cabinets de conseil en cession recensés à partir de l'annuaire Fusacq et de la liste des membres du CNCFA sont listés en bas de cette page et sur les pages des sept agglomérations que nous suivons : vendre sa société à Paris, vendre sa société à Lyon, vendre sa société à Marseille, vendre sa société à Bordeaux, vendre sa société à Nantes, vendre sa société à Lille, vendre sa société à Toulouse. Chaque fiche indique les opérations déclarées au classement Fusacq 2025, le rôle tenu et les secteurs, sans aucune coordonnée ; la vue d'ensemble de chaque place, chiffres du département compris, est sur Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Nantes, Lille et Toulouse. Pour une mise en relation, décrivez votre situation en cinq questions : votre demande est transmise à un seul cabinet partenaire, choisi pour votre secteur et votre taille d'entreprise. Les règles sont dans la charte. Si votre entreprise traverse une mauvaise passe, lisez d'abord vendre une entreprise en difficulté.
Questions fréquentes sur la vente d'une société
Combien coûte un cabinet pour vendre sa société ?
Un forfait de départ de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'euros selon la taille du dossier, souvent déduit au final, puis une commission de succès de 2 à 5 % du prix de cession, dégressive par tranches. Les grilles varient d'un cabinet à l'autre et se négocient : demandez-la par écrit avec le minimum éventuel, les frais refacturés et la durée de l'exclusivité.
À partir de quelle taille un cabinet de cession accepte-t-il un mandat ?
La plupart des cabinets indépendants prennent des mandats à partir de 1 à 2 M€ de chiffre d'affaires ou de quelques centaines de milliers d'euros d'EBE ; les banques d'affaires visent les sociétés valorisées à partir de 5 à 10 M€. En dessous, un expert-comptable ou un intermédiaire généraliste accompagne la vente, souvent sous forme de cession de fonds.
Combien de temps dure la vente d'une société ?
Six à douze mois entre le mandat et la signature : préparation du dossier, approche des acquéreurs, offres, lettre d'intention, audits, protocole et financement. Un dossier préparé deux ans avant tient le bas de la fourchette ; une société dépendante de son dirigeant ou aux comptes à reconstituer dépasse l'année.
Faut-il dire à ses clients et à ses salariés que l'entreprise est à vendre ?
Aux clients, non, et c'est tout l'intérêt du cabinet, qui approche les acquéreurs sans nommer la société. Aux salariés, oui dans les entreprises de moins de 250 personnes : information individuelle deux mois avant la cession de la majorité des titres, avec obligation de discrétion de leur part. L'information tombe si tous les salariés déclarent ne pas vouloir présenter d'offre.
Annuaire
Tous les vendre sa société en France.
Confidentiel, sans engagement, aucune coordonnée transmise sans votre accord.
Être mis en relation avec le bon cabinet